#MeToo provoque un séisme en Grèce

Par ses déclarations, Sofia Bekatorou, double médaillée olympique de voile, a libéré la parole en Grèce.
Par ses déclarations, Sofia Bekatorou, double médaillée olympique de voile, a libéré la parole en Grèce. - ALKIS KONSTANTINIDIS/Reuters.

Depuis plusieurs jours, le gouvernement grec est sous pression. Et la ministre de la Culture Lina Mendoni, en particulier. Sur les réseaux sociaux, sous les fenêtres de son bureau, des citoyens exigent sa démission. La cause de ce mécontentement porte un premier nom : Dimitris Lignadis, directeur artistique du Théâtre national grec, jusqu’au 8 février.

Cet acteur, réalisateur et metteur en scène célèbre, est soupçonné de viols sur mineurs. Plusieurs témoignages en ce sens auraient été recueillis par l’Association des acteurs grecs (SEI) et deux victimes ont déjà porté plainte. Au moment des faits, tous les deux étaient mineurs. Désormais adultes, ils veulent dénoncer ces actes et témoignent dans la presse. Ce faisant, ils contribuent à faire souffler dans le pays un vent de libération de la parole, qui trouve sa source dans le #metoo parti des Etats-Unis, il y a trois ans, mais qui n’avait pas encore atteint les Balkans.

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