Philippe Jaccottet, le poète qui voulait veiller comme un berger, s’est endormi

Philippe Jaccottet en 2008.
Philippe Jaccottet en 2008. - Ayse Yavas/ Keystone.

On ne fait pas de bruit dans la chambre des morts : on lève la bougie et les voit s’éloigner. » Cette phrase tirée du poème « La veillée funèbre », on peut l’appliquer aujourd’hui au poète suisse Philippe Jaccottet, décédé dans la nuit du 23 au 24 février 2021 à Grignan, en France, où il résidait depuis plus de 60 ans. Il avait 95 ans. Et était un des trois poètes, avec René Char et Saint-John Perse, à avoir été publié de son vivant dans la prestigieuse collection de La Pléiade, en 2014. Il avait également reçu le Goncourt de la Poésie en 2004.

Il avait aussi écrit des essais et fait de nombreuses traductions, de l’allemand et de l’italien surtout (Goethe, Hölderlin, Leopardi, Musil, Rilke, Thomas Mann, Ungaretti, Cassola) mais aussi du grec ancien avec sa version de L’Odyssée d’Homère. Ses traductions étaient d’ailleurs des œuvres littéraires à part entière. Le poète Giuseppe Ungaretti disait que, grâce à Jaccottet, il était meilleur en français qu’en italien.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct