En Syrie, les chrétiens ont souvent opté pour le régime

Dans la Syrie contemporaine, depuis l’avènement de la «dynastie» alaouite des Assad en 1970, les chrétiens se sont vu offrir un contrat tacite d’allégeance au régime contre une protection de leurs intérêts.
Dans la Syrie contemporaine, depuis l’avènement de la «dynastie» alaouite des Assad en 1970, les chrétiens se sont vu offrir un contrat tacite d’allégeance au régime contre une protection de leurs intérêts. - EPA

Depuis les injustes suspicions de connivence avec les croisés, les chrétiens d’Orient – présents depuis les premiers temps du christianisme – ont ensuite toujours pâti d’un a priori fondé sur la méfiance de la part de la majorité musulmane et ils ont longtemps dû accepter le statut connu sous le nom de « dhimmi », qui leur assignait une existence tolérée mais discriminée, de seconde zone.

Dans la Syrie contemporaine, depuis l’avènement de la « dynastie » alaouite des Assad en 1970, les chrétiens, un peu moins de 10 % de la population en 2010 (juste un peu moins que les alaouites), se sont vu offrir un contrat tacite d’allégeance au régime contre une protection de leurs intérêts. La hiérarchie des Églises d’Orient, catholique comme orthodoxe, a même accepté ce « marché » avec zèle.

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