Scènes: les femmes encore et toujours reléguées au second plan

«King Kong Théorie» déjoue les statistiques: mise en scène par Julie Nayer, cette adaptation du texte de Virginie Despentes est interprétée magistralement par Marie-Noëlle Hébrant, Maud Lefebvre et Delphine Ysaye.
«King Kong Théorie» déjoue les statistiques: mise en scène par Julie Nayer, cette adaptation du texte de Virginie Despentes est interprétée magistralement par Marie-Noëlle Hébrant, Maud Lefebvre et Delphine Ysaye. - Jean-Michel VANDEN BERGHE.

Coline Struyf au Varia, Virginie Demilier au Théâtre de Namur ou Cathy Min Jung au Rideau de Bruxelles : à voir les noms féminins s’accumuler ces derniers mois à chaque annonce de nouvelle direction de théâtre, on pourrait croire que le théâtre belge donne toute sa place aux femmes à tous les niveaux de pouvoir. Pourtant, d’après une étude européenne, ce ne sont encore que quelques arbres qui cachent une forêt de discriminations.

Ces jours-ci, la European Theatre Convention (ETC – réseau de 42 théâtres européens) dévoile les chiffres d’une étude menée par l’UCLouvain qui combine une analyse des programmations, des sondages et des analyses qualitatives des organigrammes d’institutions aux quatre coins du continent, de l’Albanie à l’Italie, en passant par le Royaume-Uni. Tous ces chiffres et analyses statistiques confirment en réalité un diagnostic connu depuis longtemps : les scènes ne font pas assez de place aux femmes et aux groupes minoritaires. Néanmoins, plusieurs données interpellent.

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