«A la ligne»: Joseph Ponthus, l’homme aux rêves confisqués

Seul en scène, Gaël Soudron porte cette tranche de vie intérimaire avec une tranquille robustesse.
Seul en scène, Gaël Soudron porte cette tranche de vie intérimaire avec une tranquille robustesse. - RTBF Auvio, capture d’écran.

Cest quoi la différence entre un ouvrier et un intellectuel ? L’ouvrier se lave les mains avant d’aller pisser, l’intellectuel après. Je ne me lave plus les mains, pas envie de devenir schizo. » Extraite de son œuvre puissamment autobiographique A la ligne , cette boutade de Joseph Ponthus résume le tiraillement qui enveloppait sa vie, source du pire comme du meilleur. Du pire quand il s’agissait, pour ce féru de littérature, de s’embaucher comme intérimaire dans l’enfer des usines agro-alimentaires. Du meilleur aussi, puisque le journal de bord qu’il a tiré de ce travail à la chaîne, A la ligne. Feuillets d’usine (Ed. La Table ronde), l’a hissé au rang des auteurs français acclamés, par la critique comme par le public.

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