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Le cinéma de Bertrand Tavernier au cœur des ténèbres de la nature humaine

On ressent la moiteur, la chaleur et l’ennui. Les relations tant verbales que physiques qu’entretiennent les colons avec les Africains sont à vomir. Ce petit monde est en déliquescence.
On ressent la moiteur, la chaleur et l’ennui. Les relations tant verbales que physiques qu’entretiennent les colons avec les Africains sont à vomir. Ce petit monde est en déliquescence. - D.R.

L e Bien et le Mal c’est pareil, ça sert pas beaucoup par ici, ça rouille, ça doit être le climat ». Par ces mots, Lucien Cordier, l’unique flic d’une petite bourgade africaine, trompé par sa femme, ridiculisé par ses supérieurs, dominé par les mafieux et proxénètes du coin, humilié par tous, définit la spirale de violence dans laquelle il va se jeter en justicier. Il veut laver ce bout de terre en déliquescence de ses péchés comme Jésus-Christ. Car ce petit monde de colons qui vit en vase clos et méprise les Noirs, n’est que corruption, lâcheté, pulsions primaires, perversions, racisme, violence, inceste. « Nos personnages étaient des espèces d’animaux qui se sautaient les uns sur les autres, qui faisaient l’amour, qui mangeaient, se dissimulaient, mentaient » confiera Philippe Noiret, grandiose en policier veule accomplissant sa mission purificatrice meurtrière.

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