Coronavirus: dans quelle mesure adaptez-vous (ou non) vos comportements?

Coronavirus: dans quelle mesure adaptez-vous (ou non) vos comportements?
Pierre-Yves Thienpont.

Nos comportements sont essentiels sur le devenir de l’épidémie, comme l’a fait valoir le Premier ministre De Croo à plusieurs reprises, tandis que les experts du groupe Psychologie et corona ont remarqué qu’un relâchement se traduisait par une hausse des infections huit à dix semaines plus tard. Le 24 mars, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) épinglait d’ailleurs sur Twitter la nécessité de bien étudier et comprendre les comportements humains, estimant que cette science était aussi importante que l’étude des vaccins dans le contexte actuel.

Appel entendu par le psychologue de la santé Olivier Luminet (UCLouvain) qui s’apprête à lancer une nouvelle étude longitudinale de l’évolution de nos comportements en temps de pandémie, financée par la Fondation Louvain. Pour pouvoir recruter un grand nombre de participants réguliers, un nouveau partenariat exclusif a été noué avec Le Soir et les journaux du groupe Sud Presse.

Dès ce 1er avril et jusqu’à fin juin, nos lecteurs sont donc invités à répondre à des questionnaires récurrents sur le respect (ou non) des gestes barrières désormais bien connus (lavage des mains, port du masque, distance physique et sociale). « Ce n’est pas une étude moralisatrice, nous espérons aussi sonder des personnes qui ne les respectent pas ou pas bien ou pas tout le temps, pour bien comprendre les raisons qui sous-tendent leurs comportements », explique le psychologue. « On va donc les questionner sur différents contextes dans lesquels ces gestes sont ou non d’application et chercher à déterminer aussi des aspects quantitatifs (combien de fois par jour ?) ou qualitatifs (sont-ils faciles ou difficiles à adopter ?). On va aussi interroger les répondants sur leurs émotions (colère, compassion…) pour comprendre en quoi elles sont déterminantes, mais aussi sur le rôle de l’environnement social ou celui de la perception du risque qui peuvent influencer nos comportements. »

En tout, cinq collectes de données seront effectuées, toutes les trois semaines. Un engagement à répondre à chaque enquête jusqu’à la fin juin est requis : « C’est vraiment important pour qu’on puisse suivre l’évolution de la situation dans le temps et garantir ce suivi longitudinal avec le même corpus sondé sur plusieurs mois », relève Olivier Luminet.

Concrètement, dans le respect du Règlement général sur la protection des données (RGPD), les participants qui auront marqué leur accord pour ces différents coups de sonde recevront un code pour les identifier à chaque fois : « Grâce à ce code et à deux fichiers différents garantissant la protection des données de façon totalement anonyme, nous pourrons nous assurer qu’il s’agit du même répondant », explique le psychologue de la santé. Le premier questionnaire est d’ores et déjà disponible à l’adresse suivante : https ://uclpsychology.co1.qualtrics.com/jfe/form/SV_8HU7Yh6goRNqKb4?source=LeSoir. Il faut compter environ 25 minutes pour y répondre (et cinq de moins pour les suivants qui ne compteront plus certaines questions liminaires).

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