Mons, la bataille décisive

A cinq kilomètres de Mons, la chapelle de Saint-Antoine-en-Barbefosse, du nom de l’ordre de chevalerie hainuyer fondé en 1382.
A cinq kilomètres de Mons, la chapelle de Saint-Antoine-en-Barbefosse, du nom de l’ordre de chevalerie hainuyer fondé en 1382. - Geert Van de Velde.

Je gare ma voiture à la bibliothèque universitaire de Mons. On y a sorti pour moi un manuscrit du XVe siècle à la belle couverture de velours décorée d’un saint aussi barbu que doré. J’ouvre le Règlement de la fraternité de Saint-Antoine-en-Barbefosse. À cinq kilomètres de Mons, se dresse encore la chapelle (autour de l’an 1400) de cet ordre de chevalerie hainuyer fondé en 1382.

Les femmes pouvaient en faire partie, c’est ce qu’on découvre, après quelques pages, lorsque les armoiries principales apparaissent. Tout en haut trône le blason bourguignon de Marguerite (paré aussi des lions du Hainaut et de Hollande) puis les armes de Jacqueline, sa fille, dans lesquelles tout signe bourguignon a disparu. Toucher ce papier vieux de plusieurs siècles n’est pas une simple échappée romantique vers le passé, c’est la preuve tangible de l’importance de ces deux femmes pour le Hainaut au tournant des XIVe et XVe siècles.

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