Entre pâtes et visioconférences, les galeristes se réinventent

Antonio Nardone a demandé aux artistes plasticiens de peindre des sacs en papier. «Chacun est totalement unique, peint à la main et signé par l’artiste. Le visiteur choisit celui qu’il préfère et ensuite je le remplis de nourriture. Tout cela pour 90 euros.»
Antonio Nardone a demandé aux artistes plasticiens de peindre des sacs en papier. «Chacun est totalement unique, peint à la main et signé par l’artiste. Le visiteur choisit celui qu’il préfère et ensuite je le remplis de nourriture. Tout cela pour 90 euros.» - D.R.

Transformer sa galerie en épicerie, c’est l’idée qui a germé dans l’esprit d’Antonio Nardone, dont la galerie éponyme est située à Ixelles. L’historien de l’art, passionné d’arts plastiques qu’il met en évidence, n’en pouvait plus d’entendre que la culture est non essentielle. Alors, il a décidé de changer son statut et est devenu, depuis le 31 mars, gérant de l’Epicerie fine – Art essentiel da Nardone. D’origine italienne, la nourriture occupe, tout comme l’art, une place importante dans sa vie : « C’est vraiment le centre de notre éducation ». Le curateur d’expositions n’estime pas que son initiative soit un acte de résistance contre les mesures en vigueur mais plutôt un réveil pour les arts plastiques, trop peu mis en avant selon lui. « A partir du moment où je vends des produits alimentaires, ma galerie devient un commerce essentiel. Les visiteurs peuvent venir sans rendez-vous », explique-t-il.

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