«On est train de perdre l’âme de Bruxelles»

«On est train de perdre l’âme de Bruxelles»

Onze heures, place de la Monnaie. Il y a du monde ce mardi matin, dans le centre-ville de Bruxelles. Mais les syndicalistes rassemblés à l’appel de la FGTB ne sont pas vraiment là pour faire du shopping. Les vrais chalands, eux, sont plus rares. Lockdown, attentats, tunnels et surtout piétonnier : les commerçants égrènent les raisons d’un pessimisme profond. « Ça a été la galère à partir de novembre, explique ce caviste installé non loin de là. Puis ça a un peu repris pour les fêtes. Mais en janvier on a fait -14 % de chiffre d’affaires, en février -16 % et en mars -21 %. En attendant, les loyers sont ce qu’ils sont, il y a les commandes à payer, les stocks à assurer. » L’homme reconnaît pourtant ne pas être le plus à plaindre. « Nous avons la force de notre maison mère derrière nous, dit-il. Mais beaucoup d’indépendants vivent au jour le jour, avec des trésoreries à sec. »

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct