La «diplomatie de la seringue» contente tout le monde en Serbie

Même les migrants, ici dans un camp de refugiés à Belgrade, ont l’occasion de se faire tester.
Même les migrants, ici dans un camp de refugiés à Belgrade, ont l’occasion de se faire tester. - Marko Djurica/Reuters

Derrière les masques, on devine des visages épanouis. « Voilà une bonne chose de faite », semblent penser les nouveaux vaccinés, occupés à presser un bout de coton sur leur épaule, calmes et respectueux des distances selon les normes en vigueur dans l’espace réservé aux quinze minutes de repos suivant l’injection. Dans le hall 3 de la Foire de Belgrade, un futur vacciné remonte déjà sa manche sous le regard sans merci du roi Stefan Vladislav, défenseur de la Serbie contre les Mongols et véritable saint pour les orthodoxes, ou de son frère Radoslav. Comme si ces dirigeants du passé, immortalisés par des tableaux empruntés à une exposition sur les monastères, étaient encore aujourd’hui garants que le virus, cet envahisseur de notre époque, ne passerait pas.

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