lesoirimmo

Coronavirus – «La vie en pause, jour 395: le fermier»

Le soleil descend doucement sur le petit bois au loin, la brise fait onduler les peupliers, ça sent bon, il fait doux. Mais pourquoi on est subitement tout crispés?
Le soleil descend doucement sur le petit bois au loin, la brise fait onduler les peupliers, ça sent bon, il fait doux. Mais pourquoi on est subitement tout crispés? - René Breny.

Vendredi il s’est passé un truc incroyable.

On avait besoin d’air, de légèreté, de douceur, de s’éloigner des thromboses atypiques et du sofagate, de voir des lapins, des fleurs, des arbres et des petits oiseaux. Direction : la campagne.

Le premier être humain qu’on croise est un chasseur. Treillis, ABL, fusil à deux coups sur l’épaule, il nous lâche un bonjour tranquille comme la conscience de mère Teresa – qu’elle repose en paix – tirant sur des pigeons en argile. On aurait dû rebrousser chemin. C’était un signe.

Il sort d’un champ attenant à une ferme immense, une ferme sombre et refermée sur elle-même, avec des murs comme des montagnes, d’énormes silos rouillés et des bâches fantomatiques secouées par le vent. Une ferme comme le motel de Norman Bates : flippante.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct