Gaëtan Denies: «Nous soignons tout le monde, sans aucune distinction»

© Hatim Kaghat / Le Soir
© Hatim Kaghat / Le Soir

Q uand nous avons été prévenus que des bombes avaient éclaté à Zaventem, la mise en alerte a été immédiate. Nous venions aussi d’être l’hôpital qui avait dû intervenir sur des blessés lors des perquisitions dans le cadre des enquêtes sur les attentats de Paris. Nous passons directement en plan Mash, ce qui implique que l’on vide les soins intensifs et les salles d’opération pour pouvoir recevoir le maximum de personnes possible. Finalement, nous ne soignerons quasi personne venant de Zaventem, mais un grand nombre de victimes du métro Maelbeek. On suit à ce moment-là le plan Mash, qui est un plan quasi militaire. Il est en révision et amélioration permanente, mais particulièrement depuis les attentats de novembre à Paris. Nous savons que nous ne serons pas en première ligne pour l’aéroport, mais qu’il faut être prêt en cas d’attentats multi-sites. Et quand, hélas, il se produit, nous sommes totalement prêts. Bien entendu, nous aurions préféré que cela reste un exercice grandeur nature. »

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