Liège: le tribunal du travail près du burn-out

En ne comptabilisant que les dossiers d’affaires sociales encodés depuis janvier 2015, chaque juge liégeois doit prendre en charge 656 affaires. Bien loin, notamment, des 481 dossiers que doit assumer chaque magistrat anversois depuis le début de l’année. © Thomas Van Ass
En ne comptabilisant que les dossiers d’affaires sociales encodés depuis janvier 2015, chaque juge liégeois doit prendre en charge 656 affaires. Bien loin, notamment, des 481 dossiers que doit assumer chaque magistrat anversois depuis le début de l’année. © Thomas Van Ass

Le tribunal du travail de Liège, qui n’est pourtant pas le mieux pourvu dans le pays au regard du nombre d’employés et de magistrats qu’il réquisitionne, est paradoxalement celui qui est le plus sollicité en termes de charge de travail moyenne par magistrat. Les statistiques de l’année 2015 sont éclairantes : 20.167 nouveaux dossiers ont été introduits devant le tribunal du travail de Liège, dont 2.800 dans le contentieux du règlement collectif de dettes. En matière d’affaires sociales par exemple (conflits entre employés et employeurs, contentieux de sécurité sociale), il est celui où les juges ont chacun à connaître le plus de dossiers : en ne comptabilisant que les dossiers d’affaires sociales encodés depuis janvier 2015, chaque juge liégeois doit prendre en charge 656 affaires. Bien loin, notamment, des 481 dossiers que doit assumer chaque magistrat anversois depuis le début de l’année ou des 581 dossiers « affaires sociales » affectés à chaque juge du travail du ressort de Bruxelles.

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