Maximilien Thoma: «Le pire doit être anticipé pour qu’il n’arrive jamais»

© Hatim Kaghat / Le Soir
© Hatim Kaghat / Le Soir

C’est à la radio, quelques minutes après 8 h, que le docteur Maximilien Thoma apprend la nouvelle de l’attentat de Zaventem. Il n’est alors qu’à quelques minutes de l’hôpital. Ce jour-là, il ne doit pas, théoriquement, participer à la garde au service des urgences. « J’ai couru dans le service me mettre en tenue. Chacun sait ce qu’il doit faire quand le plan Mash est activé, on réquisitionne des capacités de plateaux techniques. A ce moment-là, on ne sait pas combien de victimes vont arriver, si elles seront à risque majeur, à risque modéré ou simplement choquées. Dans notre plan Mash, St-Luc est capable de faire face à 4 patients classés U1, soit l’urgence la plus aiguë, la menace de décès à brève échéance. On aurait pu en admettre davantage. C’est vrai que nous avons été surpris d’en recevoir un nombre modéré alors que St-Luc est l’hôpital de référence, par exemple si un voyageur à l’aéroport fait un infarctus. Dans ce genre de circonstances, l’organisation est quasi militaire et est prévue pour faire face au pire.

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