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Le diable s’habille en Gucci

Le diable s’habille en Gucci
Gucci S/S 2021

Ça commence comme une saga à la Scorsese. Mais à Londres – pas New York – en 1897. Guccio Gucci a 16 ans. Il a quitté Florence pour venir travailler comme groom à l’hôtel Savoy. Toute la journée, il épie les clients fortunés qui prennent l’ascenseur chargés de sacs, de malles, de valises. Il apprend à les connaître, repère ce qu’ils préfèrent, quelles matières, quels modèles, quelles boucles, quelles poignées, et quatre ans plus tard, voilà, il est prêt : il ouvre en 1921 une petite boutique de maroquinerie, sur le thème équestre, avec pour emblèmes un mors et un étrier.

Gucci est malin. Très vite, il se diversifie dans les chaussures, les gants, un peu de textile, contourne la pénurie de cuir durant la dictature fasciste en créant un sac en sanglier avec une anse en bambou. Iconique, le Bamboo existe toujours : un modèle vintage s’est vendu 4.900 euros à New York en 2014 (un record), un parfum porte son nom depuis 2015 et l’actrice Gal Gadot (Wonder Woman) en est l’égérie.

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