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Elle a cherché son père pendant dix-sept ans

La tristesse est toujours ancrée en elle. Stephanie Raeymaekers connaît sans doute ses origines, mais il lui manquera à jamais des marques de tendresse de son père... © Mathieu Golinvaux.
La tristesse est toujours ancrée en elle. Stephanie Raeymaekers connaît sans doute ses origines, mais il lui manquera à jamais des marques de tendresse de son père... © Mathieu Golinvaux. - Mathieu Golinvaux.

La scène donne froid dans le dos. Elle voit encore son père la conduire, elle et sa sœur, au pensionnat à Dilbeek, un dimanche soir, et s’arrêter devant une jeune fille, Géraldine, longs cheveux blonds et perle aux oreilles, et leur dire : « Pourquoi ne lui ressemblez-vous pas ? » Terrible sortie qui s’ajoutera à d’autres, comme cette dispute familiale, un jour de ses 18 ans, quand sa tante paternelle lui jettera à la figure : « Toi, tu n’es pas une vraie Raeymaekers ! » Un secret à nouveau vite enterré, mais qui resurgira définitivement sept ans plus tard. Depuis, cela faisait 17 ans qu’elle recherchait son véritable père. Elle vient enfin de trouver celui qui, un jour de ses 18 ans, pour se faire bien voir de son professeur de médecine, a donné ses spermatozoïdes. Las, il est décédé d’un cancer. Qu’à cela ne tienne, elle a réussi à refaire le puzzle de son identité, même s’il lui manque à présent des gestes de tendresse, des blagues, de la présence, de la vie tout simplement.

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