Walter Benjamin: «Le monsieur à côté de moi n’avait plus de tête»

© Hatim Kaghat / Le Soir
© Hatim Kaghat / Le Soir

Walter Benjamin partait pour Tel-Aviv rejoindre sa fille. Il est devenu une figure un peu iconique de l’après-attentat pour avoir raconté son histoire, celle d’un juif sauvé par un musulman, et pour avoir tout de suite pris la défense des musulmans : « 99,9% de la population musulmane est extraordinaire. » Ça lui a valu un formidable élan de sympathie (et des messages haineux aussi) et ça a fait de lui une sorte de porte-parole des victimes (question des dédommagements, vivre-ensemble, reconnaissance des héros…). Son témoignage.

« Je me suis réveillé vers 6h15 ce matin-là. J’avais dormi chez ma mère, pour des raisons pratiques. Elle m’a emmené à la gare du Midi vers 6h45. Mon train a dû arriver à Zaventem vers 7h40. J’ai pris les escalators. Je me souviens en passant à l’étage des arrivées avoir hésité à aller au Delhaize. Mais je me suis ravisé, trop de monde. C’est con, ça m’aurait sauvé. »

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