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«La littérature, je l’ai tatouée sur ma peau»

«La littérature, je l’ai tatouée sur ma peau»

La littérature est aussi une addiction. Je peux être en manque. Je me souviens d’un jour où je suis parti en vacances dans un lieu où on ne pouvait rien acheter et où ma valise était perdue. Je me suis mis à lire ce qui était écrit sur ma canette de Coca. J’en avais besoin pour calmer mes yeux ! Dans ma famille, tout le monde meurt de la maladie d’Alzheimer. Donc chez nous, la peur de l’oubli, c’est quelque chose de terrible. D’ailleurs, je me force à ne pas regarder sur Google quand j’ai oublié quelque chose. J’essaie de travailler cette mémoire perpétuellement. Donc, tatouer des choses sur ma peau, c’est une façon de me dire que je ne les oublierai pas. J’ai une phrase de Faulkner, de Shakespeare, de Duras, d’Emilie Brontë, De Virginia Woolf, de Kerouac, de Genêt, de Joni Mitchell aussi. Je me suis dit récemment que si j’avais la maladie d’Alzheimer, peut-être que je ne saurais plus lire et que donc ça n’aura servi à rien. Mais j’aurai toujours l’étonnement de voir ces quelques lettres, comme des signes abscons.

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