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Les «années de plomb» en Italie, si lointaines mais encore terriblement proches

L’hommage du président italien Sergio Mattarella le 9 mai dernier à l’endroit où fut retrouvé le corps d’Aldo Moro, tué par les Brigades rouges en 1978.
L’hommage du président italien Sergio Mattarella le 9 mai dernier à l’endroit où fut retrouvé le corps d’Aldo Moro, tué par les Brigades rouges en 1978. - AFP

Mon père, Guido Galli, était juge d’instruction à Milan. Il venait de faire condamner en un temps record le groupe Prima Linea, l’une des formations terroristes les plus sanguinaires des années de plomb, lorsqu’il a été abattu, le 19 mars 1980, alors qu’il traversait un couloir de l’Université d’Etat. Il allait enseigner la valeur de l’Etat de droit à ses étudiants. Il était seul et tenait en main son code, l’arme des institutions qu’il représentait, dans lesquelles il croyait. Ses assassins, quant à eux, étaient au nombre de trois et disposaient d’armes très puissantes pour l’affronter. » C’est par ces mots que ce dimanche 9 mai, Carla Galli, juge comme son père, a rappelé au Sénat la tragédie qui a frappé sa famille. « Je me suis toujours demandé comment ces hommes avaient pu priver cinq enfants de leur père », a déclaré Bianca, la mère de Carla, il y a des années.

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