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Aides-ménagères: «La bonne est dans la cuisine, n’y va pas»

Aides-ménagères: «La bonne est dans la cuisine, n’y va pas»

La bonne est dans la cuisine, n’y va pas ». La scène n’est pas vieille. Pas anecdotique, non plus, selon Fatia*, 40 ans, employée 30 heures/semaine depuis 6 ans par une grosse société de titres-services bruxelloise. « C’était il y a quelques semaines. Ma cliente parlait de moi à une amie qui lui rendait visite. Je suis d’origine africaine et, pour elle, c’est “normal”  : je suis “sa bonne”. Elle ne porte pas de masque mais exige que moi oui. Quand vous sortez d’une maison comme ça, vous êtes cassée. Mon mari me dit que je parle la nuit, que je suis agitée dans mon sommeil. Si tu es voilée, si ta peau n’est pas blanche, si tu ne parles pas bien le français et que tu es aide-ménagère à Bruxelles, le racisme, c’est une dimension pénible supplémentaire à encaisser dans ce métier. Mon employeur, lui, estime “qu’il ne faut pas y faire attention”, il minimise systématiquement. »

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