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Culture précaire : quels profils ?

Tous les samedis, c’est près de 280 travailleurs précarisés de la culture qui peuvent s’approvisionner dans cette épicerie solidaire.
Tous les samedis, c’est près de 280 travailleurs précarisés de la culture qui peuvent s’approvisionner dans cette épicerie solidaire. - Mathieu Golinvaux

En s’inscrivant aux distributions de Feed the culture, les bénéficiaires doivent simplement préciser leur secteur d’activité, ce qui permet de cartographier la demande. « On retrouve vraiment tous les profils : étudiants, artistes avec ou sans statut, chômeurs, salariés, indépendants », commente Pauline Duclaud-Lacoste. « On a des gens de 18 à 70 ans, aussi bien des étudiants que des vieux briscards, mais le gros de la troupe se situe entre 20 et 30 ans. Une bonne majorité, environ 35 %, vient du spectacle vivant, puis je dirais 20 % de techniciens, 15 % de l’audiovisuel. Pour le reste, c’est très éclaté, avec aussi bien des plasticiens que des graphistes, mais il y a des secteurs quasi absents comme mode et design, ou livre et édition. C’est en tout cas un échantillon très représentatif des invisibles, ceux qui n’ont pas eu de primes, ou ceux qui ne sont pas dans les statistiques parce qu’ils ne rentrent pas dans les cases. Il y a légèrement plus de femmes, mais c’est peut-être dû à la répartition des tâches domestiques.

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