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Russie: le mouvement de Navalny, résilient et combatif face à l’étau politico-judiciaire qui se resserre

«Quand l’Etat vit de corruption, les anti-corruption sont des extrémistes», a ironisé Alexeï Navalny - ici, lors d’une audience devant un tribunal de Moscou, le 20 février dernier.
«Quand l’Etat vit de corruption, les anti-corruption sont des extrémistes», a ironisé Alexeï Navalny - ici, lors d’une audience devant un tribunal de Moscou, le 20 février dernier. - Photo News

L’étau politico-judiciaire se resserre sur lui et son mouvement. Mais Alexeï Navalny n’a pas perdu sa hargne. Ni son sens de l’ironie. « Quand l’Etat vit de corruption, les anti-corruption sont des extrémistes », s’est moqué l’opposant anti-Kremlin. En prison depuis son arrestation dès son retour à Moscou en janvier cinq mois après l’empoisonnement en Sibérie et le traitement dans un hôpital à Berlin, Alexeï Navalny a pu commenter sur les réseaux sociaux via ses proches la décision, mercredi, de la justice russe de qualifier son mouvement d’« extrémiste ». FBK, son fonds de lutte contre la corruption, et son réseau de QG régionaux se trouvent désormais interdits et liquidés. Comme, une semaine avant, le président Vladimir Poutine a promulgué la loi interdisant à tout « extrémiste » de se présenter à une élection, le tour est joué pour le Kremlin : les organisations d’Alexeï Navalny sont hors la loi et ses supporters exclus du jeu électoral.

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