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En France, on ne pourra pas continuer comme avant

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier (LR) a été réélu, barrant la route au candidat du RN.
En Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier (LR) a été réélu, barrant la route au candidat du RN. - AFP.

Le pire aura donc été évité. Au soir du deuxième tour des élections régionales, le Rassemblement national n’aura remporté ni la Provence-Alpes-Côte d’Azur ni aucun autre territoire. A dix mois de la présidentielle, Marine Le Pen n’aura pas obtenu la victoire qui lui aurait permis d’enclencher une dynamique en démontrant que l’extrême droite pouvait crever ce fameux « plafond de verre » qui l’entrave depuis des décennies.

Comme en 2015, le « front républicain » aura une fois encore fonctionné. Mais ce n’est là qu’un mur artificiel érigé contre l’extrémisme.

Si la carte des territoires ne sort en rien transformée de ce scrutin, cette élection n’est pas pour autant un statu quo. C’est un coup de semonce. Les électeurs ne se sont pas détournés de l’extrême droite parce qu’ils ont été convaincus par les autres partis. Ils se sont abstenus massivement parce qu’ils ne croient même plus que les promesses des populistes peuvent changer leur vie.

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