lesoirimmo

La «Lettre d’Ivan De Vadder»: «La démocratie orgueilleuse»

Un défilé du Verdinaso, en 1939.
Un défilé du Verdinaso, en 1939.

Je suis allé chez lui trois jours avant sa mort. Dans sa spacieuse maison de campagne à l’anglaise, aux abords de Sint-Niklaas, qu’il avait, avec son entreprise familiale, reprise de son oncle Jos, quatre décennies plus tôt. C’était en mai 1990, j’avais quatorze ans et j’étais ami avec son petit-fils, Peter Van Dorpe. Aussi souvent que je le pouvais, je passais les vendredis soir avec Peter, pendant les week-ends quand il vivait avec son père Arnold, mais ce vendredi-là, nous devions d’abord rendre visite à son grand-père. Dire adieu. Et donc je me suis assis là, dans le monde étrange d’un homme qui plus tard m’occuperait ainsi, et qui me restera toujours incompréhensible. A mes pieds se trouvait un cartable bleu foncé, avec la photo de Boule et Bill et couvert d’images plastifiées des Sex Pistols. Au-dessus de moi, un plafond en bois brun et vert foncé, ajoutant à la morosité de la pièce. En face de moi, le portrait peint de façon classique de cet homme d’affaires prospère, mourant maintenant dans la pièce de dessus. »

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct