«Revirement à 180 degrés» dans le procès LuxLeaks

Raphaël Halet et son avocate au tribunal. Il a expliqué avoir été choqué par les pratiques de PwC, qui vont à l’encontre de ses valeurs. Raison pour laquelle il a transmis des documents à un journaliste. © AFP
Raphaël Halet et son avocate au tribunal. Il a expliqué avoir été choqué par les pratiques de PwC, qui vont à l’encontre de ses valeurs. Raison pour laquelle il a transmis des documents à un journaliste. © AFP

M onsieur le Président, je dois vous parler de mon handicap auditif ». De face, Raphaël Halet entend bien. De côté, c’est plus délicat. Et de derrière, il faut absolument parler très fort. Ce qui est gênant pour entendre les questions des avocats, situés dans son dos. Raphaël Halet éprouve également quelques difficultés à s’exprimer. Et à comprendre le sens de certaines questions. Il affirmera par exemple être « contre les déclarations fiscales », pensant que ces dernières contribuent à l’évasion fiscale. Halet donne en fait l’impression de ne pas mesurer tout ce qu’il se passe autour de lui. Comme il ne mesurait pas ce qu’il se passait à l’époque chez PwC. Halet n’est ni fiscaliste, ni auditeur, ni expert-comptable. Les rulings, il n’y comprend rien. Lui, son job, c’était de scanner des documents. Ou de les imprimer pour les renvoyer vers les services adéquats. Ils sont cinq à ce poste chez PwC Luxembourg (2.000 personnes). Et, entre 2011 et 2014, Halet dirigeait cette petite équipe.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct