lesoirimmo

«Les modèles actuels sont si extrêmes qu’ils ne survivront pas»

«Les modèles actuels sont si extrêmes qu’ils ne survivront pas»
D.R.

Voilà 30 ans que Charles-Bernard Heger, agriculteur à Andenne, s’est lancé dans l’agriculture de conservation des sols. Et aujourd’hui, avec beaucoup de recul, et un regard sage sur ce qu’il a testé et appris, il ne regrette rien. « On était sept, huit agriculteurs convaincus au départ et on a mis peu à peu l’ASBL Greenotec sur les fonts baptismaux. Pour ma part, il fallait trouver une solution à l’érosion de mes sols. C’était ma priorité mais on a dû se battre avec l’administration wallonne. Tout est codifié et on était hors cases, ce qu’on proposait en termes de couverture des sols avec telle ou telle plante n’existait pas dans leurs grilles préconçues ! On nous interdisait par exemple de produire des légumineuses, parce qu’elles pouvaient causer des problèmes d’azote à l’eau. Nous avons travaillé avec des scientifiques de Gembloux et de Louvain pour arriver à la conclusion que l’effet des légumineuses est, à l’inverse, favorable. Ce fut un lourd travail d’argumentation.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct