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Les films cultes qui ont marqué Cannes: «Les ailes du désir» de Wim Wenders

L’ange Damiel (immortalisé par Bruno Ganz), que son statut céleste empêche de ressentir, aspire à s’incarner. Par amour.
L’ange Damiel (immortalisé par Bruno Ganz), que son statut céleste empêche de ressentir, aspire à s’incarner. Par amour. - D.R.

Pouvoir, à chaque pas, à chaque coup de vent, dire : maintenant et non plus à jamais. » Dans un monde où règne le diktat des gestes barrières, l’œuvre poétique de Wim Wenders, profonde réflexion philosophique sur l’humanité, sublime chant d’amour pour la condition humaine, prend une dimension supplémentaire dans l’aspiration à abolir les distances, à devenir mortel par amour. Preuve que lorsque l’œuvre est grande, elle respire avec la vie qui va, en fait écho, la transcende et s’inscrit dans un paradoxe magistral hors du temps. « Je suis fatigué de n’être qu’un esprit », dit l’ange Damiel (Bruno Ganz) à l’ange Cassiel (Otto Sander), rêvant de sentir, toucher, aimer, boire un café, vivre des sensations, « que ce ne soit plus seulement l’esprit qui nous exalte, mais un repas aussi ». Revêtir la condition humaine, expérimenter la vie.

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