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Les films cultes qui ont marqué Cannes: «Orange mécanique» de Stanley Kubrick

Mémorable Malcolm McDowell et son lait dopant qui affûte l’esprit et met en train pour une «bonne petite fête d’ultra-violence».
Mémorable Malcolm McDowell et son lait dopant qui affûte l’esprit et met en train pour une «bonne petite fête d’ultra-violence». - D.R.

Trois ans après nous avoir fait planer au-delà des étoiles avec son fabuleux Space opera 2001 : l’odyssée de l’espace, Stanley Kubrick nous plaque au sol avec ce qu’il y a de plus violemment primaire en l’homme en prenant la formule subjective du « je ». Et ce « je », c’est Alex (magistral Malcolm McDowell devenu iconique à travers ce rôle), jeune homme sans morale, prédateur au regard bleu sans état d’âme. Alex n’a rien à voir avec les casseurs dans les cités. Dès le premier plan, il nous regarde un œil maquillé, l’autre pas, jusqu’au fond de l’âme avec un air méprisant et crée le malaise, provoque l’effroi. Avec sa bande de potes, buveurs de lait dopant, tous habillés de blanc, une grosse coquille sur le sexe et un chapeau melon sur la tête, il évolue dans des décors futuristes (qui, aujourd’hui, apparaissent kitsch) comme ce Korova milk bar où ils se creusent « le rassoudok », et hante les nuits en quête de victimes pour assouvir sa soif d’ultra violence.

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