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Biélorussie: témoignages glaçants d’une dictature ordinaire

Les Biélorusses qui osent encore ouvertement exprimer leur opposition au président Loukachenko risquent à tout moment de se faire arrêter.
Les Biélorusses qui osent encore ouvertement exprimer leur opposition au président Loukachenko risquent à tout moment de se faire arrêter. - EPA.

Anton n’a pas l’espoir qu’un changement intervienne bientôt. Pourquoi le régime chuterait-il ?

« Il n’y a pas d’élections. Il n’y a pas de révolution. J’ai l’impression que tout le pays est revenu à son état d’avant août 2020. Les gens paient leurs impôts et vont au travail, parce qu’ils ont peur. Tout le monde sait qu’en détention, c’est l’horreur : tortures, viols, passages à tabac. Dans les rues de Minsk, il ne reste rien de la révolution. A part peut-être la peur dans les yeux des gens ou des bouts de conversations étouffées dans les parcs, dans les magasins ou à la table des cafés : “Tu sais qu’ils ont arrêté untel ? Et la fille de ma belle-sœur passe en procès la semaine prochaine. Mes voisins, ça fait longtemps qu’ils sont partis.” A voix basse. Moi aussi. A cause des tortures, de la répression dirigée contre ta famille.

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