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Violences sur les migrants: «Frontex a fermé les yeux»

Fabrice Leggeri, le directeur exécutif de Frontex, est particulièrement critiqué. Certains souhaitent sa démission afin de pouvoir réellement changer le fonctionnement de l’agence.
Fabrice Leggeri, le directeur exécutif de Frontex, est particulièrement critiqué. Certains souhaitent sa démission afin de pouvoir réellement changer le fonctionnement de l’agence. - EPA

Frontex (l’agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes) « a fermé les yeux » sur les violations des droits de l’homme commises dans plusieurs pays, « notamment en Hongrie et en Grèce », déplore Saskia Bricmont, eurodéputée belge (Ecolo), membre de la commission des libertés civiles (LIBE) du Parlement européen.

Depuis plusieurs mois, Frontex accumule les tuiles : accusations de fermer les yeux ou de participer à des refoulements illégaux de migrants, enquête de l’Office anti-fraude sur des allégations de harcèlement et d’inconduite ayant poussé des responsables à quitter l’agence et retards dans le recrutement des quarante agents chargés de veiller au respect des droits fondamentaux. Depuis cinq ans, son mandat s’est considérablement élargi. Elle devrait être à 10.000 effectifs d’ici 2027, pour un budget de plus de cinq milliards sur sept ans, contre une enveloppe annuelle de 19 millions il y a quinze ans.

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