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Sous le coup de l’émotion des «Intranquilles», de Joachim Lafosse

Joachim Lafosse, Leïla Bekhti, Damien Bonnard et le jeune Gabriel, tous ensemble sur le tapis rouge, à l’image de la dynamique des «Intranquilles».
Joachim Lafosse, Leïla Bekhti, Damien Bonnard et le jeune Gabriel, tous ensemble sur le tapis rouge, à l’image de la dynamique des «Intranquilles». - Reuters.

Bien sûr, il y a de la concurrence mais pourquoi ne pas rêver que Spike Lee et les membres du jury soient émus comme nous l’avons été par Les intranquilles, de Joachim Lafosse, par ce bonheur familial en perpétuel déséquilibre parce que le père est maniaco-dépressif ? On dit cela un tout petit peu par chauvinisme, beaucoup pour la réussite de ce film intime qui agit sur les spectateurs et les protagonistes de cette histoire comme le sac et le ressac des vagues en bord de mer, effaçant tout et en même temps cumulant une écume sur le rivage. On se souvient de la fluidité avec laquelle le cinéaste belge mettait en scène L’économie du couple, drame conjugal sur une séparation après 15 ans de vie commune. Il avait dit à l’époque avoir réalisé ce film avec une tranquillité qu’il ne se soupçonnait pas. Dans son neuvième long-métrage, il monte d’un cran dans la maîtrise et sa sélection cannoise en compétition rend hommage à cette montée en puissance.

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