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«Désobéir»: emblème d’une saison insurrectionnelle

La pièce écrase les carcans pour en faire une bouillie jouissive, piétinée par des corps puissants, fiers, rebelles.
La pièce écrase les carcans pour en faire une bouillie jouissive, piétinée par des corps puissants, fiers, rebelles. - Axelle De Russé.

Elles ont des racines en Kabylie, en Iran, en Turquie, au Cameroun. Elles portent le voile. Elles ont dû danser dans le secret de leur chambre parce que les hommes de leur famille ne supportaient pas de voir tant de liberté se manifester chez une femme. Elles se sont vu refuser un rôle dans un Molière parce qu’elles ont la peau noire. Elles ont dû briser les chaînes que leur imposaient la société, la famille, la tradition, la religion. Elles vivent à Aubervilliers, dans la banlieue parisienne, mais pourraient tout aussi bien venir de Bruxelles ou de Wallonie. Elles incarnent une jeunesse féminine métissée qui vibre à chaque coin de rue mais peine à se faire une place sur des plateaux de théâtre toujours largement circonscrits par le fameux mâle blanc de plus de 50 ans. Elles sont cette génération dont on aime débattre dans les médias mais qu’on laisse finalement rarement s’exprimer.

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