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Malika Es-Saïdi: «On est toujours sommés, y compris au sein de la communauté d’origine musulmane, de se distancier par rapport à la religion»

Malika Es-Saïdi est diplômée en philologie et histoire orientales (ULB). Ancienne journaliste, elle est réalisatrice et artiste plasticienne. Son souvenir du 11-Septembre, c’est d’abord celui d’un acte contre l’impérialisme américain. « C’est la première réaction que j’ai observée dans ma famille, un peu euphorique. Il n’était pas question de religion. Ce n’est pas politiquement correct, mais c’est la vérité. Ensuite, après le symbole et l’image, on a réalisé la perte humaine. »

Puis est venue l’injonction faite aux personnes de confession ou de culture musulmane de choisir un camp. « Il fallait manifester pour montrer notre désaccord et pour se positionner. J’ai commencé à ressentir un malaise à ce moment-là. Et puis les choses ont basculé : le 11-Septembre, c’était quand même un moment clé dans la stigmatisation des musulmans et dans l’amalgame entre islam et terrorisme. »

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