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Maroc: les islamistes modérés subissent une déroute royale

Un bureau de vote à Casablanca ce 8 septembre. La participation aux élections a été de 50,35%, selon les chiffres officiels.
Un bureau de vote à Casablanca ce 8 septembre. La participation aux élections a été de 50,35%, selon les chiffres officiels. - Abdelhak Balhaki/RTR.

Les résultats des élections législatives et locales au Maroc sont tombés tôt, dès la nuit suivante, soit ce jeudi à la première heure. Avec, à la clé, une surprise de taille : l’écroulement du PJD, le Parti de la justice et du développement, la formation islamiste dont un membre occupait la fonction de Premier ministre sans discontinuer depuis 2011 (Abdelilah Benkirane jusqu’en 2017, puis Saad Eddine el-Ohtmani). Le PJD passe en effet de 125 députés à… 12 sur les 395 élus qui composent la nouvelle Chambre. Même si le système électoral a été changé en sa défaveur, ce qu’il avait dénoncé, la déroute électorale n’en reste pas moins stupéfiante. Le paysage politique s’en retrouve bouleversé, avec aussi le succès relatif du RNI (Rassemblement national des indépendants), un parti proche du palais, qui prend la tête des résultats avec 95 députés élus, ce que nombre d’observateurs avaient anticipé.

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