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Empêcher Salah Abdeslam de transformer son procès en tribune

FRANCE-ATTACKS-TRIAL-JUSTICE
AFP.

C’était prévisible. En jugeant Salah Abdeslam et ses complices présumés devant la cour d’assises spéciale de Paris, le risque était que le seul survivant des commandos qui ont ensanglanté Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015 ou l’un de ses acolytes transforme cette audience en tribune. Il n’aura pas fallu deux jours pour que les saillies du principal accusé deviennent insupportables. Passe encore que Salah Abdeslam se présente comme « un combattant de l’Etat islamique » et ne reconnaisse « d’autre divinité que celle d’Allah ». C’est le propre des défenses « en rupture », comme les pratiquait autrefois l’avocat Jacques Vergès, de contester la légitimité d’un tribunal. Mais cette propension à se poser lui-même en victime, à présenter comme tels les amis qui l’ont aidé dans sa cavale ou à défendre « les Syriens » est proprement insoutenable. Par ses diatribes, il assassine une deuxième fois les victimes en leur déniant cette condition.

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