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François Gemenne: «Nous savons mais nous nous refusons à agir vraiment»

Nos bonnes actions individuelles ont évidemment un impact positif sur l’environnement, mais elle ne suffiront pas à éviter une catastrophe majeure s’il n’y a pas de changement de paradigme politique et économique.
Nos bonnes actions individuelles ont évidemment un impact positif sur l’environnement, mais elle ne suffiront pas à éviter une catastrophe majeure s’il n’y a pas de changement de paradigme politique et économique. - R. Breny

Qui le conteste encore ? L’humanité exerce sur son environnement une pression écrasante qui ne cesse de s’aggraver. La nature qui envoyait des signaux d’alerte (effondrement de la biodiversité, pollutions, effet de serre, dégradation des sols fertiles, déforestation…), lui adresse désormais de sérieux retours de manivelle : feux de forêts, inondations, sécheresses, ouragans, progression de zoonoses… Certains baptisent cette époque « anthropocène », une nouvelle ère géologique définie par des changements tangibles introduits par l’homme sur la Terre. Sans attendre le terme du débat scientifique, François Gemenne (ULiège, Sciences Po Paris) et Aleksandar Rankovic (Sciences Po) cartographient l’époque dans un exercice bluffant permettant de relier « toutes les crises en une » et de se poser cette question : « Est-il possible de gouverner l’irréversible ? ». La deuxième édition de leur Atlas vient de paraître.

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