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L’enfer des camps de détention libyens: «Quand ils te tapent, ils regardent comment tu cries et ils rigolent»

Les rescapés cohabitent sur le pont dans des conditions rudimentaires.
Les rescapés cohabitent sur le pont dans des conditions rudimentaires. - Vincent Haiges.

Ehiss n’aime pas parler du passé. Cela fait remonter des choses trop douloureuses. Mais cette dernière nuit sur le Geo Barents, le trentenaire s’est retrouvé de nouveau sans personne de sa communauté après que les autres Nigérians ont été débarqués. Avec tous les gens qui parlent arabe autour de lui (la langue des Libyens), il a repensé à tout ce qui s’est passé les trois dernières années : la fuite avec Miracle, l’horreur du naufrage, les centres de détention, les violences, les amis, la survie, l’amertume. Au matin, assis dans la file disciplinée, un petit sac à ses pieds, il raconte tout, comme s’il devait fermer ce chapitre avant de toucher terre.

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