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Au procès des attentats de Paris, le minable exercice d’équilibriste des accusés

Mohamed Amri, Mohamed Abrini et Salah Abdeslam lors du procès ce 14 septembre.
Mohamed Amri, Mohamed Abrini et Salah Abdeslam lors du procès ce 14 septembre. - AFP.

C’est quand qu’on aura la parole ? », s’était énervé lundi Salah Abdeslam dans le box des accusés. « Il va vous falloir attendre », lui avait très fermement répondu le président de la cour d’assises spécialement composée, qui juge depuis une semaine les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis (130 morts). Finalement, Jean-Louis Périès a changé d’avis. A ce stade du procès, alors que les enquêteurs se succèdent à la barre, il aimerait savoir comment se positionnent les quatorze des vingt accusés présents. « Aucune obligation », avait-il précisé mardi soir après l’audition très dense de la juge d’instruction belge Isabelle Panou. Mais il précisait qu’une courte déclaration des accusés, à la façon américaine de dire si l’on entend plaider ou non « coupable », serait bienvenue pour éclairer la poursuite des débats. Et que si l’on attendait dès à présent d’eux un positionnement succinct sur les faits, aucune question ne leur serait posée pour l’instant.

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