Kinshasa Papers: le Congo aussi aime les offshores...

Le diamantaire israélien Dan Gertler se dissimulait derrirèe un prestataire de services financiers de Gibraltar. Mossack Fonseca a rompu les ponts avec l’intriguant. ©dr
Le diamantaire israélien Dan Gertler se dissimulait derrirèe un prestataire de services financiers de Gibraltar. Mossack Fonseca a rompu les ponts avec l’intriguant. ©dr - D.R.

Révélés début avril par le truchement de l’International Consortium of Investigative Journalists et le Süddeutsche Zeitung, les Panama Papers ne dévoilent pas seulement les montages offshores de 732 résidents belges et résidents étrangers en Belgique. Ils mettent aussi à nu les montages de Belges et autres étrangers résidents en République démocratique du Congo, parfois avec la complicité du sommet de l’État.

Vu de Belgique, il n’est pas certain que ces montages soient directement répréhensibles : les Damseaux, Moerloose et Rawji sont résidents fiscaux congolais de longue date. La seule question piquante est celle de la gouvernance fiscale de la République démocratique du Congo : Kinshasa semble tolérer les montages offshores de ses résidents, ce qui réduit d’autant son assiette fiscale. Or une meilleure gouvernance réduirait sans doute les besoins du Congo en aide au développement – en 2014, la seule Belgique a soutenu ce pays à hauteur de plus de 113 millions d’euros.

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