Jean-Pascal Labille: «Il faut un projet de société, une vision, oser changer!»

Jean-Pascal Labille: «Il faut un projet de société, une vision, oser changer!»
Hatim KAGHAT.

Jean-Pascal Labille, vous êtes « inquiet ». Dites-nous.

Très inquiet. La protection sociale est en danger. Tout ce qu’on vit aujourd’hui – Panama papers, attentats, crise des réfugiés… – traduit un affaiblissement des structures étatiques, profond, qui conduit à un affaiblissement de la démocratie. L’Etat a couru derrière les marchés financiers pour se financer et il subit aujourd’hui leur diktat, avec les normes comptables qu’on impose – un investissement devient tout à coup une dépense ! En faisant cela, l’Etat a construit sa propre prison. On est depuis trop longtemps dans le règne de la pensée unique, on a répété qu’il n’y a pas d’alternative – le discours à Anvers notamment, on étouffe, et on empêche toute autre formulation d’un projet de société.

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