Seppe Van Holsbeke, sabre émouvant

© Bruno D’Alimonte.
© Bruno D’Alimonte. -

Il a la gueule un peu fatiguée en cette fin de matinée frileuse. Grève du rasage visiblement engagée, il a le poil dru qui entoure son bas de caisse et sa tignasse fleure bon l’effort récent. Seppe Van Holsbeke vient de s’offrir deux heures de travail intensif sur les pistes de la nouvelle salle d’escrime du centre Bloso de Gand, inaugurée il y a deux mois à peine, parce qu’il n’y a plus une minute à perdre après cette qualification pour Rio décrochée sur le fil lors de l’épreuve de sélection de Prague, à la mi-avril.

Comme toujours, il a avalé ces moments par lampées. Goulûment. Comme s’il fallait ça pour y croire. Vraiment. Enfin. Son regard d’un clair profond s’illumine et sa bouche part en demi-lune quand il y repense. Car c’était maintenant ou jamais que ça devait arriver. Quatre ans après une première déconvenue sur la route de Londres et deux ans après une seconde qui lui avait presque fait prendre, à l’époque, une décision drastique qu’il aurait pu regretter.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct