Julie Croket, à corps gagné

© Bruno D’Alimonte.
© Bruno D’Alimonte. -

Le jour où elle est devenue majeure, Julie Croket a pleuré. Beaucoup. « Toutes les larmes de mon corps », encore menu à l’époque, mais subitement massacré la veille par un atterrissage mal maîtrisé lors d’un mouvement au sol mille fois exécuté. « J’étais retombée brutalement, j’avais entendu un “clac”, comme si un élastique se brisait à l’intérieur de mon genou. » On était le 30 juin 2012, à vingt-quatre heures de son 18e  anniversaire, « le pire de tous », et à quelques semaines des Jeux de Londres, pour lesquels elle avait déjà empaqueté sa tunique de gymnaste pailletée. En un éclair, tout s’était envolé. Passée l’opération, programmée deux jours plus tard, elle allait mettre six mois à récupérer. Une éternité.

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