Grand Écorché d’Auzoux, 1882

© D.R.
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En 1820, les cires anatomiques, fragiles et coûteuses, qui servaient à l’enseignement de la médecine se voient concurrencées par l’apparition des moulages didactiques du médecin français Louis Auzoux. Réalisés en carton-pierre moulé sous presse, ils offrent l’avantage d’une technique aisément reproductible donc moins coûteuse. Et ils sont entièrement démontables comme ce Grand Écorché d’Auzoux, aujourd’hui emblème du Musée de la Médecine. Quelque 1700 numéros inscrits sur son corps renvoient à une légende délivrant le nom de la partie désignée, tandis que 139 numéros d’ordre expliquent la manière de le monter et de le démonter. Les muscles se déplacent, les cavités s’ouvrent et les organes s’extraient. Le modèle est peint dans des couleurs à la fois naturalistes et schématiques : bleu et rouge pour les veines et les artères en relief, dégradé de rouges pour les différents muscles. Nerfs et membranes complètent la panoplie.

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