La Beat Generation reprend la route

Jack Kerouac photographié par Allen Ginsberg à New York en 1953. © D.R.
Jack Kerouac photographié par Allen Ginsberg à New York en 1953. © D.R. - D.R.

La première phrase dit tout : « I first met met Neal not long after my father died »  J’ai rencontré rencontré Neal peu de temps après la mort de mon père  »). Cette répétition au troisième mot, à peine relevée, laissée comme tel pour ne pas briser l’élan sacré, un élan qui ne s’arrêtera qu’au bout de 40 mètres de rouleau de papier noirci de mots, de phrases, de souffle et de sonorités, sans paragraphe, sans chapitre, sans temps mort, cette répétition banale est ce qui définit le mieux la littérature beat. Nous sommes en 1951 et Jack Kerouac vient d’écrire en trois semaines, la nuit, ce qui deviendra (six ans plus tard, après avoir été édité, coupé, purgé) le grand roman américain du XXe siècle, Sur la route.

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