Renée Eykens, à double tour

© Bruno D’Alimonte.
© Bruno D’Alimonte. -

Dans le salon de la villa familiale de Kapellen, dans la banlieue anversoise, elle termine en vitesse son repas de midi. Un bol de céréales arrosées de yaourt, pitance minimaliste mais régénératrice après son entraînement de la matinée. « Excusez-moi, j’ai pris un peu de retard !, dit-elle, confuse. Tout va un peu vite pour moi ces derniers temps. J’ai été pas mal secouée… »

De ses longs bras fins, Renée Eykens ramène sa chevelure vers l’arrière en l’enserrant dans une pince. Son visage se découvre, sec et anguleux, illuminé par de grands yeux bruns-verts. Des yeux qui, depuis quelque temps, ont eu du mal à suivre l’accélération de sa carrière toute jeune puisque, en moins de deux semaines, de fin mai à la mi-juin, elle a enquillé trois records de Belgique espoirs sur 800 m, les assortissant de deux sélections majeures, ses premières chez les « grands ». Le genre de période de grâce que l’on savoure comme du petit-lait.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct