Rocard, l’arme à la deuxième gauche

Michel Rocard, en 1985. © Reporters / Abaca
Michel Rocard, en 1985. © Reporters / Abaca

C’était l’une de ses dernières apparitions publiques. En octobre dernier, Michel Rocard venait à l’Elysée pour être élevé au rang de grand-croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction française. Devant un parterre de deux cents invités parmi lesquels nombre de ses héritiers (dont le Premier ministre Manuel Valls lui-même), l’octogénaire écoutait François Hollande faire l’éloge de son parcours. «  Vous avez été candidat au scrutin présidentiel en 1969. Ce sera la première et la dernière fois. Je dis la dernière, je devrais être prudent !  », plaisantait le chef de l’Etat. Michel Rocard avait ri. Son visage, émacié, était marqué par un récent cancer. Mais ses yeux étaient toujours rieurs. Pétillants comme son intelligence. «  La gauche française est née d’un accoutrement étonnant, unique, entre le marxisme et le jacobinisme 

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