«King Carl» au plus long des cieux

- AFP/JEFF HAYNES

Dans le bac à sable, Mike Powell pleure ses illusions perdues et mord la poussière. Il veut l’enfouir le plus bas possible. L’image est pathétique. Le recordman du monde est nu après son sixième et dernier saut où il a voulu tenter l’impossible en torturant son corps déjà meurtri. Sa hanche et sa cuisse l’ont lâché. Tout est fini et rien n’est sauvé, pas même une médaille. Le titre olympique lui a échappé pour la deuxième fois consécutive et il sait qu’à près de 33 ans, il n’est pas près de le revoir.

Avec un bond minable à 8,17 m, il est loin, trop loin de Carl Lewis, l’homme revenu de l’enfer en juin, lors des sélections américaines, après s’être qualifié avec trois centimètres de mieux que le quatrième, et la veille, lors des qualifications, de la longueur, lorsqu’il a dû « sortir » un troisième saut en catastrophe pour ne pas se retrouver éliminé de la finale.

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