James Ensor, «Les masques singuliers» 1892

James Ensor, «Les masques singuliers» 1892

C’est en 1883 que le masque fait son apparition dans l’œuvre d’Ensor avec Les masques scandalisés, chef-d’œuvre de sa période sombre. En 1892, presque dix ans plus tard, il réalise Les masques singuliers, jalon de sa période claire. La couleur y tonitrue et retranscrit l’ivresse carnavalesque. Ce sont des blancs éclairés de bleu, de jaune, de vert avec des éclats de rouge pur, le tout imbibé, « mangé » par une lumière qui demeure, tout au long de sa vie, une de ses incessantes quêtes. Ensor s’inspire du masque de carnaval. Mais le masque est pour lui plus qu’un simple divertissement. Il raconte un drame personnel. Celui de l’homme méprisé, bafoué par ses semblables, « turlupiné » par ceux qu’il nomme ses démons. Ce sont les femmes qui l’entourent, les critiques qui l’agressent, ses contemporains qui ne reconnaissent pas sa valeur. Le Pierrot triste et solitaire, tenant une chandelle, n’est-il pas un portrait de l’artiste qui voulait illuminer le monde ?

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