Dans le smartphone des migrants: «Mon GSM, seul moyen de savoir si ma famille est en vie»

© Dominique Duchesnes
© Dominique Duchesnes

La scène est d’un banal : dans un bus les trois quarts des passagers s’ignorent, têtes baissées, absorbés par leur smartphone. Pas de quoi fouetter un chat… normalement. « Je sentais que mon voisin louchait de plus en plus par-dessus mon épaule pour épier ce que je faisais. Je sentais le jugement, le fond de colère de me voir avec ce smartphone. » Abd Albaset est syrien, il est arrivé en Belgique en novembre 2015.« Dans l’esprit des gens, un demandeur d’asile DOIT être pauvre. Or un smartphone, c’est cher, alors c’est forcément suspect. » Depuis que les migrants sont devenus visibles, avec la vague d’arrivées de 2015

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